Alexander Mayweg, Chef de groupe de recherche

Alexander Mayweg, Chef de groupe de recherche, Roche

«Work hard, play hard»

Un jour, petit garçon, Alexander Mayweg était au lit, malade. Le médecin vint, l'examina et lui prescrivit des antibiotiques. Peu après, il était guéri. Sa curiosité était éveillée. «Comment fonctionnent ces médicaments?» se demandait-il. Dès lors, il sut ce qu'il voulait faire plus tard: médecin.

Alexander Mayweg a aujourd'hui 33 ans et cette curiosité ne l'a pas quitté. Il n'est finalement pas devenu médecin, mais chimiste. Chez Roche, il a pour mission d'élaborer de nouveaux médicaments contre le diabète. Un travail qui représente pour lui un immense défi et qui le remplit de fierté: «Dans le meilleur des cas, je peux développer un médicament qui pourra venir en aide à des millions de personnes.»

Alexander Mayweg a parcouru le monde: il a passé son enfance en Allemagne, aux Etats-Unis et en Asie, et a travaillé en Angleterre et aux Etats-Unis. Il est marié et a deux jeunes enfants; il a de nombreux passe-temps, par exemple la plongée qu'il pratique en Sicile ou aux Maldives. Son mot d'ordre: «Work hard, play hard».

«Monsieur Mayweg, quelles étaient vos matières préférées à l'école?»
«Tout petit déjà, je m'intéressais à beaucoup de choses comme par exemple à l'Egypte ancienne ou aux langues, mais surtout à la technique. Par exemple, j'ai joué avec les tout premiers ordinateurs Apple qui ont été mis sur le marché, j'essayais d'installer de nouveaux programmes. A l'époque, c'était toute une affaire, ça ne se faisait pas en cliquant simplement avec la souris. Une fois, par erreur, j'ai effacé tout le disque dur de l'ordinateur de mon père.»

«Pourquoi avez-vous choisi les études de chimie?»
«La chimie est fascinante et elle est partout. Que ce soit l'écran d'un nouveau téléphone portable ou le gobelet en plastique d'une machine à café, tout renferme de la chimie. La chimie a énormément transformé le monde au cours des 100 dernières années. Pour moi, la chimie était la science la plus créative, la plus présente et la plus intéressante.»

«Qu'est-ce qui rend le métier de chimiste passionnant?»
«La chimie couvre une palette très vaste: les chimistes peuvent faire des recherches sur les médicaments, devenir managers dans le secteur des nanotechnologies ou découvrir de nouveaux processus pour protéger l'environnement. Les chimistes peuvent être très créatifs, ils peuvent créer des molécules qui n'existent pas encore. Il n'y a pas beaucoup de métiers qui offrent une telle créativité. Certains chimistes sont en quelque sorte des artistes: au lieu de construire des sculptures, ils construisent des molécules, les observent et les améliorent.»

«Vous avez fait vos études de chimie à Londres. Est-ce que ça vous a plu?»
«Les études à l'Imperial College étaient passionnantes. J'y ai appris les méthodes scientifiques qui consistent à prouver une théorie à l'aide d'expériences et de faits. Les études de chimie m'ont donné les bases idéales pour mon emploi actuel dans l'industrie pharmaceutique, parce qu'elles me permettent de comprendre les bases de la médecine. A la fin de la deuxième année d'études, j'ai eu la possibilité de passer un an à l'étranger. J'ai pu faire un stage pratique dans un laboratoire pharmaceutique de Chicago et découvrir en même temps une grande ville américaine. C'est là que j'ai compris qu'avec beaucoup d'engagement et un peu de chance, je pourrais, dans le secteur pharmaceutique, faire quelque chose dont bénéficierait dans le meilleur des cas des millions d'individus.»

«Vous avez ensuite fait votre thèse de doctorat dans la célèbre ville universitaire d'Oxford.»
«Ce qui est formidable avec une thèse de doctorat, c'est qu'on peut approfondir un domaine de recherche et ce, un peu n'importe où dans le monde. Ce qui me fascinait à Oxford, c'était d'une part l'atmosphère intellectuelle et d'autre part la tradition. Par exemple, à l'entrée à l'université au premier semestre, nous devions tous porter de longues toges et jurer, entre autres, de ne jamais jouer avec des bougies dans la bibliothèque - comme le font les étudiants depuis des centaines d'années. Au début, on se sent un peu comme dans le monde de Harry Potter. Mais j'ai beaucoup aimé ce mélange de science de pointe et de traditions.»

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